Co-réalisé et enregistré par Laurent Guéneau / Mixé par Lucas Chauvière

Babylon Circus 'Nouvelle vie' (Akirira/Sony) - Sortie le 09 Mars

Babylon Circus est de retour, et il faut dresser l'oreille.

Il n'est pas question de changement, d'évolution, mais de véritable renaissance.
Certes, côté scène, rien n'a changé : dans le genre groupe-qui-met-le-feu-à-la-scène, Babylon Circus ne craint pas la concurrence, d'ici ou d'ailleurs. Mais quand on a frôlé la mort de très près, on a forcément une autre vision de la vie, d'autres choses à raconter. Plus profondes, plus importantes. Et ça s'entend dès les premières notes du nouvel album, celui qui - on prend les paris ? - va offrir à ces flibustiers la reconnaissance massive qu'ils méritent !

 

Nouvelle vie

On connaissait Babylon Circus rock alternatif, façon "Dances Of Resistance" (2004), on le retrouve tout-terrain, sans avoir perdu un milliwatt de son énergie  dévorante.
Dans le temps, la bande à David se réclamait volontiers de l'école Clash / Mano / Marley. Aujourd'hui les autres influences avérées, genre Higelin, Renaud et Téléphone, sont activement revendiquées.
Et ça s'entend. Ajoutez à cela les événements dramatiques susmentionnés et vous obtenez des chansons qui puisent leur inspiration non plus dans le journal, mais dans la vie quotidienne, dans les sentiments et même, eh oui, tout arrive, dans les histoires d'amour. Ou d'amitiés. Ou les deux. Comme Marions-nous, qui met en scène, le temps d'épousailles fantasmées, un couple à la Bonnie & Clyde.

David : "Je dirais plutôt à la Buster Keaton meets Las Vegas Parano, mais c'est toi qui vois. En tout cas j'ai trouvé formidable la rencontre et la synergie avec Eugenio Recuenco, qui est avant tout un photographe de mode, à l'univers à la fois sophistiqué et bien barré. C'est lui qui a réalisé le clip de Marions-nous, où je dialogue avec Karina Zeviani, mannequin et chanteuse d'origine brésilienne, qui en plus de son groupe chante avec Thievery Corporation et Nouvelle Vague."
Pour "Marions-nous" et "Nina", David a tenté l'aventure de la co-écriture (avec le musicologue, violoniste, prof de musique et compositeur Jérémy Dirat). Pour "L'Envol", Babylon Circus a redécoré une chanson refilée par Erwan, du quatuor parisien Java. Et puis il y a "Le Fils caché du pape", chanson offerte par Mickaël Furnon de Mickey 3D.
David : "Mickaël m'a aidé pour la prise de voix. Il ne fallait surtout pas surjouer le texte. Le balancer de la façon la plus neutre possible, pour multiplier son efficacité. Dans la vraie vie, plutôt que fils du Saint-Père, je corresponds au Daddy Was A Bankrobber du Clash. Mon vrai paternel, je sais pas trop, je l'ai vu deux ou trois fois dans ma vie, entre deux séjours en prison. C'est à mon tonton que je dois tout. Et à son groupe Les Barbarins Fourchus. C'est lui qui m'a montré les plans de base, à la guitare, lui qui m'a fait jouer dans la rue et passer la casquette pour la première fois, à la Grande Braderie de Lille, j'avais 14 ans. Au collège quand on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je mettais "chanteur de rock". Les profs et mes condisciples se moquaient de moi. Ils avaient tort !"


Des Barbarins Fourchus, Babylon Circus reprend "La Cigarette". Celle d'après l'amour, comme Charles Dumont, mais en plus joyeux. Ils en donnent une version à la Gogol Bordello, pilier de bar, zinc cuivré et monte-en-sauce. Babylon Circus revient de loin. David a flirté avec la mort. De tellement près qu'il lui a mis un doigt, avant de la rembarrer, genre va-te-faire-voir-ailleurs. Il a vu le monde à l'envers. Le ciel lui est tombé sur la tête, depuis il lui sert de casquette.

Et Babylon Circus repart pour un tour, un never ending tour qui va écumer le pays de bout en bout, que dis-je ? le monde de bout en bout !

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